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L’esperluette
Typographie

L’esperluette résulte de la ligature du e et du t. À l’origine, cette graphie ligaturée était plus ou moins systématiquement utilisée par les copistes médiévaux, qui utilisaient de nombreuses autres abréviations. En l’occurrence, on trouve l’esperluette fréquemment employée pour les termes et (&), etc. (&c.)

Il semble que l’esperluette ait été considérée comme la 27e lettre de l’alphabet jusqu’au XIXe siècle. Selon le Trésor de la langue française, le &, dernière lettre de l’alphabet, était appelé ète, et les enfants apprenaient à l’école élémentaire à réciter l’alphabet en ajoutant après « Z », les mots latins « et, per se, et » (« et, en soi, ’et’ ») prononcés « ète-per se-ète » , comme moyen mnémotechnique. L’appellation du caractère « & » aurait découlé de cette habitude sous la forme de perluète ou esperluette. L’étymologie du mot anglais ampersand est très similaire (and, per se, and). L’étymologie Occitane est la plus probable est aussi évoquée es-per-lou-et, en français c’est pour le « et », indiquant que le caractère & veut dire « et ».

L’esperluette est l’un des rares caractères à avoir le même sens dans de nombreuses langues. Elle est d’un usage courant en anglais, sous le nom d’ampersand. En français, elle est moins utilisée, et même rejetée dans la langue littéraire. Néanmoins, elle est parfois utilisée dans certains ouvrages, dans l’italique[1]. Son utilisation en français est essentiellement circonscrite à un usage commercial et publicitaire, pour des raisons sociales[1]. L’esperluette est ainsi parfois appelée « et commercial ».